Expressions, mes chères, exprimons!

Expressions, mes chères, exprimons!
La langue française, notre magnifique langue française, est bourrée de contradictions:

- "Après la pluie vient le beau temps"...

Oui mais

"un malheur n'arrive jamais seul"!



- "Un bon tiens vaut mieux que deux tu l'auras"...

Oui, mais

"l'espoire fait vivre"!



Quelqu'un écrit-t-il la suite? =P

# Posté le samedi 03 mai 2008 19:51

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 15:20

Frühling <3

Frühling <3

Respirer
Sourire
Inspirer
Sentir
Expirer
Rire
Profiter
Gravir
Penser
Dormir
Inventer
Mourir
Exister
Jaillir
Aimer

# Posté le jeudi 01 mai 2008 09:30

Fly, Fly Butterfly!!

Fly, Fly Butterfly!!
J'ai de nouveau fais ce rêve étrange.
Vous savez, celui qu'on a tous fait une fois, et qu'on garde bien au chaud dans un coin de notre tête, comme un trésor.
Lorsqu'on quitte les entraves de la gravité, pour s'élancer dans les airs, s'envoler!
On court, de plus en plus vite, ca devient grisant, on s'élance, le dernier pas sert à donner l'impulsion de départ, c'est tellement simple, si évident. On décole. On monte, descend, pirouette, tourbillone, flotte, plane, tourne.Les bras tendus sur les côtés, on se sent si léger et on est tellement heureux. Euphorique de cette nouvelle sensation! Le vent caresse notre visage, on semble si aérodynamique, on vire sur la gauche, pointe le nez en arrière et hop! Looping!
On ne tombe pas du haut de notre tramplin pour s'écraser au sol, mais on nage dans les airs, on contrôle notre direction, et on peut se laisser planer, flotter, profiter.
Et en bas tout le monde nous regarde, émerveillé. On se sent si unique, on flotte sur une bulle de bonheur à l'état pur, ces rêves restent ancrés dans la mémoire pour toujours!
Et je veux refaire ce rêve, encore et encore, à jamais! C'est un rêve si précieux, cette concrétisation de la liberté.

Apprenez-moi à voler!

Qu'on est lourd et pataud avec nos avions, parachutes et grands huit, toutes ses machinations pour quelque instant d'apesanteur, alors que les oiseaux, eux, ne font que ça.


# Posté le jeudi 03 avril 2008 07:50

Modifié le mercredi 06 août 2008 09:52

°o0 Au plus profond de la nuit 0o°

°o0 Au plus profond de la nuit 0o°
Et le sommeil ne vient pas.
Je suis seule au plus profond de la nuit, seule dans mon lit.
Dans ma tête les pensées se fracassent avec vacarme les unes contre les autres, elles s'affrontent sans répit dans un bruit de timbale, sous les roulements de tambour. Elles s'affrontent sans répit jusqu'au bout de la nuit.
Plus sournoises les unes que les autres, elles s'insinuent en moi et me mette mal à l'aise. Elles me font douter, me remettent en question, me harcèlent, m'embêtent et se moquent de moi.
Alors j'écris. J'écris pour qu'elles partent, pour qu'elles restent emprisonnées sur le papier, piégées par l'encre.
Enfin, je suis libérée! Comme elles se sentent insignifiantes comme ça, noir sur blanc. Comme elles sont ridicules ces pensées plus noires que la nuit, une fois déposées par ma plume. Il n'y avait vraiment pas de quoi paniquer! Honteuses, elles cèdent piteusement leur place à des rêves aux couleurs pastels.
Tout en douceur, tout en bonheur.
Fais de beaux rêves...

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Et le sommeil ne vient pas.
Je suis seule, au plus profond de la nuit, seule contre mes pires ennemis.
Le froid s'insinu déjà sous mes couvertures de papier, enserre sournoisement mon corps, se glisse vicieusement sous mes vêtements en loque et cette etreinte forcée me laisse engourdie et glacée.
Je n'ai plus la force de bouger, il m'a vidée. Pourtant autours de moi je les sens qui rôdent, les ombres de la nuit. C'est leur heure de gloire, elles sont les maîtresses de cette cité nocturne.
Je distingue entre mes paupières à moitié fermées leur crâne rasé, leur visage piercé et le couteau qu'ils tiennent étroitement serré, prêt à l'emploi.
Je me recroqueville dans ma cachette de fortune, à l'abris d'un contener vert et de quelques poubelles éparpillées... Mais je ne suis pas la seule à profiter de la quiétude qu'offre les ordures: déjà les rats se faufilent autours de moi. Je les sens qui frôlent mes pieds nus, tentent de grignoter mes orteils. Je meurs d'envie de me lever et de hurler. Hurler jusqu'à que mes poumons éclatent, hurler jusqu'à que la vie s'arrête, jusqu'à qu'elle me sauve de cette situation, qu'elle m'en offre une ou je serai mieux traitée que le dernier des animaux.
Mais ma bouche doit rester close si je ne veux pas me faire transpercer au nom de la loi des bas quartiers.
Alors je subis. En silence. J'endure les milles et une souffrances de la nuit...
Une nuit comme les autres à New-York city.
Fais de beaux rêves...

# Posté le jeudi 03 avril 2008 05:07

Modifié le jeudi 03 avril 2008 07:55

La Chute

La Chute
Je tombe.
Tout est vide, je ne flotte pas.
Je chute, irremédiablement.
Maintenant je suis encore en haut, tout en haut, loin de tout, au-dessus de la Terre, je ne la vois même pas.
Je plane dans l'espace, seule, séparée de ma planète par une couche épaisse et blanche.
Que je traverse soudain.
C'est frais, c'est froid, des milliers de petites gouttes viennent me fouetter le visage.
C'est comme une grande baffe pour me dire: réveille-toi!
Et en effet, je me rend compte de mon impuissance:
Je tombe, sans rien à quoi m'accrocher, je vais m'écraser au sol sans que rien ne me retienne, personne pour me sauver.
La vie n'est pas un film, içi je n'ai pas de parachute, pas de harnais de sécurité, içi je tombe, je tombe jusqu'à en mourire.
Mon corps est lourd, il m'attire contre le bas, je sens le froid, j'ai les larmes aux yeux, tout se brouille mais pourtant mon esprit reste lucide. Bien trop lucide.
Dans une fraction de secondes je vais mourir, et ma vie n'aura servi à rien.
Personne à aimer, personne ne m'aura aimé.
Vide de sens.
Ce que je j'ai appris et compris mourra avec moi, car ne je ne l'ai partagé avec personne.
Ma sollitude aura été agréable... Mais vaine.
A quoi bon vivre? Pourquoi la vie? La vie est née sur Terre... et mourra avec elle. Tout ce qu'il y aura eu entre ne sera finalement que poussière. Alors à quoi bon?
Cette fois-ci le rideau va pour moi se tirer, et ça sera la fin du spectacle, sans rappel possible.
Mon existence aura été brève et futile, mais j'aurais tant aimé la voir continuer, ne serait-ce que quelques jours de plus.
Déjà je vois les maisons se rapprocher.
Je sens que la fin approche.
Alors si ce grand saut doit-être le dernier, je veux qu'il soit beau.
Je vais mettre toute ma grâce dans ces derniers instants de vie, sublimer ce cadeau précieux.
Je tend le buste vers l'avant, en plongeon vers la mort.
J'ouvre mes bras et laisse mes doigts caresser le vent.
Je le sens balayer mon visage et entre-mêler mes cheveux une dernière fois.
J'ai décidé de garder les yeux ouvert, jusqu'à la fin, jusqu'à l'instant ultime où la mort viendra me quérir.
Les yeux ouverts pour mieux saisir l'ironie de ma mort imminente...
Car le sol est déjà là.

# Posté le mercredi 02 avril 2008 14:08